Par Michel Chossudovsky
Mondialisation.ca, Le 28 septembre 2008
L’actuelle « guerre au terrorisme » est une forme moderne d’inquisition. Elle contient tous les ingrédients essentiels des Inquisitions française et espagnole.
Afin de justifier un agenda militaire, on utilise la chasse aux « terroristes islamiques » et une guerre préventive mondiale pour « protéger la patrie ».
La GMAT est le pilier idéologique de l’Empire américain. Il définit la doctrine militaire américaine, incluant l’utilisation d’armes nucléaires contre les « États qui financent » le terrorisme.
La doctrine de « guerre défensive » préventive et la « guerre au terrorisme » contre al-Qaïda représentent des éléments de base de la Stratégie de sécurité nationale américaine telle que formulée au début de l’année 2002. Le but est de dépeindre « l’action militaire préventive », c’est-à-dire la guerre, comme un acte « de légitime défense » contre deux catégories d’ennemis, les « États voyous » et les « terroristes islamiques », qui possèderaient, dit-on, des armes de destruction massive.
La logique « d’ennemi extérieur » et de scélérat, prétendument responsable de la mort de civils américains, a priorité sur le bon sens. Dans la conscience des Américains, les attaques du 11 septembre 2001 justifient des actes de guerre et de conquête :
« Les pertes de vie du 11 septembre 2001 l’ont démontré, le but précis des terroristes est de faire un grand nombre de victimes civiles, et ces pertes pourraient augmenter de façon exponentielle si les terroristes faisaient l’acquisition d’armes de destruction massive ». (Stratégie de sécurité nationale, Maison-Blanche, Washington, 2002)
L’Inquisition des États-Unis
Les mensonges sous-jacents au 11 septembre sont connus et documentés. L’adhésion du peuple américain à cette croisade contre le mal ne se base sur aucune compréhension ou analyse rationnelles des faits.
Le dogme de la GMAT est énoncé et formulé par les think tanks néoconservateurs de Washington, et mis en œuvre par l’establishment de l’armée et du renseignement. Il s’incarne dans les discours présidentiels et les conférences de presse :
« On nous a prévenu qu’il y a des gens malfaisant dans ce monde. On nous a très clairement prévenus. […] Et nous serons vigilants. Votre gouvernement est vigilant. Les gouverneurs et les maires sont conscients que des gens malfaisants rôdent dehors. Comme je le mentionnais hier, des gens ont déclaré la guerre à l’Amérique et ils ont fait une terrible erreur. […] Mon administration a un travail à faire et elle le fera. Nous allons débarrasser le monde des scélérats. » (George W. Bush, CNN, 16 septembre 2001, souligné par l’auteur)
La diabolisation des musulmans et la bataille pour le pétrole
Les pays musulmans possèdent 66 pourcent des réserves mondiales de pétrole. (Michel Chossudovsky, La « diabolisation » des musulmans et la bataille pour le pétrole, Centre de recherche sur la mondialisation, 4 janvier 2007). En revanche, les États-Unis d’Amérique détiennent à peine deux pourcent de ces réserves. L’Irak a cinq fois plus de pétrole que les États-Unis.
Origines historiques de l’Inquisition
« Pourchasser ben Laden » fait partie du consensus. La peur et l’insécurité prévalent sur le sens commun. Malgré la preuve, dans l’esprit des Américains la Maison-Blanche, le Département d’État, le système bipartite ne peuvent pas être tenus responsables des actes criminels (11 septembre) qui se sont soldés par la mort de civils américains.
Nous faisons face à l’approbation absolue et aveugle des structures du pouvoir et de l’autorité politique.
À cet égard, l’Inquisition américaine en tant que construction idéologique est, sous plusieurs aspects, comparable à l’ordre social inquisitorial prédominant en France et en Espagne au Moyen-Âge. L’inquisition ayant débuté en France au 12e siècle a servi à justifier conquêtes et interventions militaires.
Elle a d’abord pris la forme d’une offensive dans le sud de la France contre les cathares et les vaudois, qui défiaient les enseignements de l’Église catholique romaine. Le mouvement cathare était une secte religieuse protégée par l’ordre féodal de la région contre le dominion de l’Église catholique et la monarchie française de Paris. « Les cathares croyaient qu’ils étaient les vrais chrétiens et que l’Église catholique étaient une fausse église, fondée par le démon ».
L’Inquisition est devenue une composante du consensus politique, a été mise à exécution par les inquisiteurs de l’Église, imposée par l’ordre féodal dirigeant et appuyée militairement. Elle avait pour but de maintenir et renforcer l’ordre politique et social, d’étendre les pouvoirs de l’État central et de subjuguer les pouvoirs régionaux en France en exploitant l’offensive contre l’hérésie comme « justification pour faire la guerre ». Ça vous dit quelque chose?
L’ordre inquisitorial actuel
La « poursuite d’Oussama ben Laden » fait partie des deux plateformes électorales. Il s’agit en fait de la pièce maîtresse de la campagne:
« J’ai [Barack Obama] plaidé en faveur de l’augmentation des ressources et des troupes afin de terminer le combat contre les terroristes qui nous ont réellement attaqués le 11 septembre, et j’ai précisé que nous devons débusquer Oussama ben Laden et ses acolytes s’ils sont dans notre champ de vision. » (Barack Obama, discours d’investiture, convention démocrate nationale, Denver, août 2008)
« Nous avons porté un sérieux coup à al-Qaïda ces dernières années. Mais ils ne sont pas vaincus et ils nous attaqueront encore, s’ils le peuvent. » (John McCain, Discours d’investiture, convention républicaine nationale, St-Paul, septembre 2008)
Il y a un « ennemi extérieur ». La patrie est attaquée. Les terroristes islamiques « menacent notre mode de vie ». « Nous devons nous défendre » de manière préventive contre Oussama et ses lieutenants.
Consensus politique
Ceux qui questionnent la validité de ne serait-ce qu’une de ces affirmations ou qui ont des doutes sur les auteurs du 11 septembre sont considérés comme des complices de ceux qui menacent la patrie américaine.
« On ne peut anéantir l’hérésie sans anéantir les hérétiques […], leurs défenseurs et leurs sympathisants, et cela se fait de deux façons : […] en les convertissant à la véritable foi catholique ou […] en les brûlant. » (Henry Charles Lea, Histoire de l’Inquisition au Moyen-Âge, p. 535, 1887)
Ceux qui refusaient d’abjurer, c’est-à-dire de renoncer à leur hérésie, étaient brûlés vifs.

Le but n’est pas de « rendre le monde plus sécuritaire » en mettant les terroristes derrière les barreaux.
De plus, les procès spectacles des présumés terroristes exercent une fonction sociale importante : ils forment une partie intégrante de la campagne de désinformation du Pentagone. Concrètement, ils donnent un vrai visage à l’ennemi, puisque, dans la conscience des Américains, ils entretiennent l’illusion voulant que les « terroristes islamiques » représentent une menace réelle.
Les arrestations, les procès et les condamnations des « terroristes islamiques » préservent la légitimité de l’État de sécurité national des États-Unis, de son appareil inquisitorial légal servant au maintien de l’ordre.
Fabriquer la dissidence
Ce qui n’est pas permis, c’est de remettre en question l’Inquisition.
Les candidats présidentiels dans la course bipartisane ont l’appui de puissants intérêts corporatifs, comprenant les pétrolières, Wall Street et les entrepreneurs de la défense.
Le 11 septembre est la pierre angulaire de l’Inquisition américaine.
En revanche, ceux qui ont de sérieux doutes concernant le récit officiel du 11 septembre, incluant le Mouvement pour la vérité sur le 11 septembre, sont taxés d’hérétiques et de non-croyants.
La théorie de la « guerre juste »
Le 12 septembre 2001, pour la première fois dans l’histoire, l’OTAN a invoqué « l’article 5 du Traité de Washington, la clause de défense collective » en déclarant que les attaques du World Trade Center (WTC) et du Pentagone « étaient des attaques contre tous les membres de l’OTAN. ».
Sans la moindre preuve et sans la moindre enquête, l’Afghanistan a été étiqueté comme étant « l’État commanditaire » des attaques du 11 septembre. On a décrit l’invasion de l’Afghanistan au début d’octobre 2001 comme une opération antiterroriste dirigée contre les auteurs du 11 septembre et les États les ayant financés.
Aussi, la guerre contre l’Afghanistan a été préparée avant le 11 septembre. À l’époque, les préparatifs de la guerre étaient déjà à un stade avancé, et on a donné le feu vert aux États-Unis et à l’OTAN dans les 24 heures suivant les attaques.
Le 11 septembre a été utilisé comme justification pour mener une « guerre humanitaire ». Or, il s’agit d’un fait connu des analystes militaires, la guerre contre l’Afghanistan avait été planifiée bien avant les événements tragiques du 11 septembre 2001.
L’Inquisition espagnole
Aux 14e et 15e siècles, l’Inquisition s’est répandue à d’autres coins de l’Europe. En Italie, l’Inquisition s’en est prise aux mouvements nationalistes dans des régions telles la Lombardie au nord, à Venise ou en Sicile. On l’utilisait dans le but de réprimer ces mouvements politiques. Dans le nord de la France et les territoires germaniques, l’Inquisition est intervenue politiquement et militairement en prétextant s’en prendre à de petites sectes mystiques. Les pouvoirs régionaux, y compris les principautés locales, ont refusé de coopérer à cette inquisition. Dans le monde d’aujourd’hui, cette forme d’interventionnisme s’effectue en envoyant des forces spéciales américaines pour « aider les gouvernements » à combattre le terrorisme.
Conquise par les musulmans et reconquise en partie par les chrétiens au 13e siècle, l’Espagne était « hétérogène sur le plan religieux, et une certaine tolérance s’était établie afin que les musulmans, les chrétiens et les juifs puissent vivre en paix ». Vers la fin du 15e siècle, alors qu’avait lieu une consolidation politique et territoriale, « la tolérance espagnole s’est brusquement transformée. L’Espagne a vu naître une forme d’inquisition encore plus impitoyable et dérangeante que n’importe où ailleurs en Europe ». (Bill of Rights in Action)
L’Inquisition espagnole se distinguait, elle aussi, par un procédé consistant à fabriquer un consensus et à pourchasser les hérétiques et les non-croyants. Or, on s’en servait pour appuyer un processus de consolidation territoriale dans la péninsule ibérique, dont le but était de renforcer la monarchie absolue, ainsi que les pouvoirs de l’aristocratie foncière contre les classes marchandes juive et musulmane.
C’est sous les ordres de la reine Isabelle, la Reina Catolica, que l’Inquisition espagnole a été instituée. En 1483, les Reyes Catolicos, Isabelle de Castille et Ferdinand d’Aragon, ont établi un Conseil pour diriger l’Inquisition. Tomas de Torquemada, un conseiller d’Isabelle, est devenu le premier Grand Inquisiteur, lui qui avait autrefois prêché contre les juifs et les musulmans convertis (conversos). Cette inquisition visait la répression des imminentes classes marchandes. « Un pays, un dirigeant, une foi », tel était désormais le mandat du Grand Inquisiteur.

Le pape a maintenu l’Inquisition et son agenda caché : l’ordre féodal et les guerres coloniales menées par l’Espagne. L’Inquisition espagnole a duré 300 ans.
Aujourd’hui aux États-Unis, le Grand Inquisiteur est le secrétaire du Département de la Sécurité intérieure.
Le système légal
« Si deux témoins, sous serment, accusaient quelqu’un d’hérésie, l’accusé était cité à comparaître. Les opinions, les préjugés, les rumeurs et les commérages étaient tous admis comme preuves. On ne mentionnait à l’accusé ni le nom de ses accusateurs, ni même les accusations précises.
Les inquisiteurs interrogeaient l’accusé en secret. Quiconque refusait d’avouer quoi que ce soit était immédiatement présumé coupable. Ces inquisiteurs étaient uniquement formés sur le plan religieux et tentaient de piéger l’accusé avec des questions d’ordre religieux. Par exemple, un inquisiteur demandait « Croyez-vous ce que croît la Sainte Église? », et le suspect craintif répondait « Je suis un chrétien pieux. »
L’Inquisiteur hurlait « Ah bon! Nous savons déjà que vous croyez aux hérésies! Vous dites que vos croyances sont celles de la véritable chrétienté et que l’Église est une imposture! » (Bill of Rights in Action)
Le recours aux avocats n’était pas permis, car on considérait que défendre un hérétique était de l’hérésie.
« Ils torturaient ceux qui refusaient d’abjurer. Pendant la torture, les inquisiteurs religieux étaient présents en tant que témoins afin de noter les confessions ou le nom d’autres hérétiques. Aussi, le gouvernement exécutait la sentence finale, soit l’emprisonnement ou la peine de mort.
Ceux qui abjuraient immédiatement pouvaient recevoir une sentence plus légère, soit réciter des prières, jeûner, être fouettés en public ou faire un pèlerinage. Certains étaient obligés de porter une croix de feutre jaune cousue à tous leurs vêtements. Cette croix les étiquetait comme étant d’anciens hérétiques et beaucoup de gens, par crainte, les évitaient.
Nombreux sont ceux qui ont été condamnés à la prison à vie parce qu’ils refusaient d’abjurer sur-le-champ. S’ils refusaient totalement d’abjurer, l’Inquisition les confiait aux autorités gouvernementales afin qu’ils soient brûlés vifs. Certains inquisiteurs étaient si consciencieux qu’ils pourchassaient les morts : si une personne décédée était accusée d’hérésie, on pouvait la déterrer et brûler ses ossements.
La plupart des personnes accusées d’hérésie ne pouvaient aller en appel. Pour quelques riches ou puissants, il était possible de supplier le pape de modifier la sentence, mais en général, la sentence était finale. Les familles de ceux qu’on envoyait en prison ou sur le bûcher perdaient leurs biens. »
(Bill of Rights in Action, voir aussi Histoire de l’Inquisition au Moyen-Âge)
Le système légal actuel aux États-Unis comporte toutes les caractéristiques essentielles d’un ordre inquisitorial. La torture est permise « dans certaines circonstances », selon une « opinion légale » du Département de la Justice datant d’août 2002 :
« Si un employé gouvernemental devait torturer un suspect en détention, ‘’ il le ferait afin de prévenir de futures attaques du réseau terroriste al-Qaïda envers les États-Unis’’. Voilà ce qu’indiquait le mémo du bureau du procureur du Département de la Justice en réponse à la requête de recommandations légales de la CIA. On pouvait également y lire que les arguments axés sur « la nécessité et la légitime défense pouvaient fournir des justifications éliminant toute responsabilité criminelle » éventuelle. (Voir le Washington Post, 7 juin 2004)
« Même si une méthode d’interrogatoire était susceptible de transgresser, de manière discutable, les limites inscrites dans la Section 2340, et que l’application du règlement n’était pas considérée comme une violation inconstitutionnelle de l’autorité présidentielle à titre de Commandant en chef, nous croyons que dans les circonstances actuelles [la guerre au terrorisme], la possibilité d’utiliser certains moyens de défense justifiés pourrait potentiellement éliminer la responsabilité criminelle. »
(Mémorandum intégral du Département de la Justice du 2 août 2002 en pdf)
La torture
« L’Inquisition espagnole était particulièrement terrifiante en raison de ses caractéristiques inhérentes. Les accusés ne savaient jamais qui les accusait. Une fois en arrestation, les biens des accusés hérétiques étaient saisis. »
« Ces biens étaient d’abord administrés par la Couronne, ensuite par le Grand Inquisiteur […]
Même si l’accusé était dorénavant un chrétien dévot, il était jugé aussi sévèrement que possible en raison de ses racines. Il n’avait également pas le droit de faire appel à un avocat ou à un conseiller pour sa défense, et on ne lui révélait pas les noms des témoins. »
(Jason L. Slade, L’Inquisition espagnole, 6 août 1996)
La torture était à l’ordre du jour, les accusés n’avaient pas droit à un avocat.

Les méthodes de torture appliquées par les présents inquisiteurs de la CIA sont étrangement similaires aux techniques utilisées par les inquisiteurs du Moyen-Âge, incluant le supplice de l’eau ou aselli, communément appelé « supplice de la baignoire » (waterboarding) dans le jargon de la CIA :
« L’Église s’occupait des tribunaux puisqu’ils étaient institués pour des raisons spirituelles. Toutefois, comme les punitions étaient en général très physiques, l’État s’en chargeait. On employait de nombreux types de torture physique pour la confession des accusés. Les deux plus populaires ou impopulaires étaient le strappado ou poulie et l’aselli ou supplice de l’eau.» (Jason L. Slade, L’Inquisition espagnole, 6 août 1996)


Photo : Le supplice de la baignoire d’hier et d’aujourd’hui
À cet égard, Alfred McCoy signale que la CIA :
« a souvent ajouté à son inaccessible répertoire des méthodes physique évoquant les tortures ayant fait la marque de commerce de l’Inquisition – la poulie, le supplice de l’eau, le chevalet et les « masques de moquerie ». Par exemple, en 2002 au siège de la CIA près de Kaboul, les interrogateurs américains forçaient les prisonniers « à se tenir debout les pieds enchaînés et les mains enchaînées au plafond », un effet similaire à la poulie. Au lieu d’utiliser le chevalet de fer pour écarteler le corps de la victime, les interrogateurs de la CIA leur demandaient de se placer dans des « positions inconfortables » semblables à celles provoquées par le chevalet, sans toutefois utiliser de mécanisme, et ce toujours dans le but de provoquer les effets psychologiques de l’automutilation.
(Alfred McCoy, The Hidden History of CIA Torture: America’s Road to Abu Ghraib, Global Research, décembre 2004)
Au 16e siècle, l’Inquisition était acceptée en Espagne. Il existait un consensus. On a fait croire à la population que c’était une bonne chose et que la torture « servait à purifier la société ».
« Un évêque sortait et hurlait le nom des condamnés. Ensuite on amenait les prisonniers portant des robes noires ornées de démons et de flammes et les fonctionnaires les attachaient au bûcher.
Un prêtre les défiait : ‘’Renoncez-vous à votre hérésie contre la Sainte Église?’’ Quiconque se repentait était étranglé à mort avant qu’on allume les feux. Cependant, la plupart d’entre eux demeuraient silencieux et défiants. On allumait les feux et les cris des hérétiques et les acclamations de la foule inondaient la place »
(Cité dans Bill of Rights in Action, op cit)
Quiconque a osé questionner la validité de cette « guerre au terrorisme » a été étiqueté de terroriste et sujet aux lois antiterroristes, qui, à l’époque en Espagne, signifiaient la peine de mort.
Dans l’ambiance inquisitoriale actuelle, la plupart de gens sont sceptiques face au récit officiel du 11 septembre, mais personne n’ose remettre en question la validité de la « guerre au terrorisme ».
« Ces gens sont malfaisants et nous devons les pourchasser, les débusquer. » Le discours est pratiquement le même que celui du Moyen-Âge.
L’objectif ultime consiste à assujettir les citoyens, à complètement dépolitiser la vie sociale aux États-Unis, à empêcher les gens de réfléchir, de conceptualiser, d’analyser les faits et de défier la légitimité de l’ordre social inquisitorial régnant aux États-Unis.
Le mensonge éhonté devient la vérité. La réalité est inversée.
La guerre devient la paix, une « entreprise humanitaire » qui en vaut la peine.
La dissidence devient de l’hérésie.
Le but est de créer un climat de peur et d’insécurité afin de maintenir le Nouvel Ordre mondial.
Monthy Python le formulait ainsi :
« PERSONNE ne s’attend à l’Inquisition espagnole!
Notre meilleure arme c’est la surprise… la surprise et la peur… la peur et la surprise…
Nos deux armes sont la peur et la surprise… et une efficacité impitoyable…
Nos *trois* armes sont la peur, la surprise, et une efficacité impitoyable… et un dévouement quasi fanatique au pape…
Nos *quatre*… non… «*parmi* nos armes… Dans notre arsenal… se trouvent des éléments tels la peur, la surprise…
Je reviendrai. »
(Monthy Python, The Sapnish Inquisition)
Comment renverser la vapeur?
Saper l’Inquisition;
Révéler les mensonges derrière le 11 septembre;
Briser le consensus;
Révéler les crimes commis par ceux qui occupent de hautes fonctions;
Déloger les inquisiteurs :
« Des millions de gens ont été trompés en ce qui a trait aux causes et aux conséquences du 11 septembre.
À travers le pays, l’image d’un « ennemi extérieur » est inculquée dans la conscience des américains. Al-Qaïda menace l’Amérique et le monde. On décrit l’abrogation de la démocratie sous la législation Patriot comme un moyen d’assurer la « sécurité intérieure » et le respect des libertés civiles.
Lorsque les gens aux États-Unis et à travers le monde découvriront qu’al Qaïda n’est pas un ennemi extérieur, mais une création de la politique étrangère américaine et de la CIA, la légitimité de l’agenda guerrier bipartisan s’écroulera comme un château de cartes… »
(Michel Chossudovsky, America’s War on Terrorism , 2005, en français Guerre et mondialisation, La vérité derrière le 11 septembre
Traduction Julie Lévesque pour Mondialisation.ca.

Michel Chossudovsky est directeur du Centre de recherche sur la mondialisation et professeur d'économie à l'Université d'Ottawa.
Articles de Michel Chossudovsky publiés par Mondialisation.ca
© Copyright Michel Chossudovsky, Global Research, 2008







